Les signes de l’AVC

 

Même si les signes d’alerte de l’accident vasculaire cérébral varient selon les zones cérébrales touchées, il existe trois symptômes majeurs qui doivent immédiatement alerter :

  1. Un engourdissement ou une impossibilité brutale de bouger un bras, une jambe ou tout un côté du corps, avec une perte de sensibilité;

  2. Une impossibilité brutale de parler, de trouver les mots ou de les comprendre;

  3. Un trouble de la vision ou une perte soudaine de la vue d’un œil.

 

Même si ces signes sont brefs et qu’ils régressent en quelques minutes, ils sont toujours révélateurs d’un AVC : il faut donc appeler immédiatement le 911 et indiquer qu’il s’agit possiblement d’un AVC.

Comme pour l’infarctus, chaque minute compte afin de limiter les séquelles graves, voire le décès de la victime.

L’AVC

L’accident vasculaire cérébral (AVC) désigne l’obstruction ou la rupture d’un vaisseau transportant le sang dans le cerveau. Il en résulte un manque d’apport d’oxygène mettant en danger le fonctionnement d’une ou plusieurs zones du cerveau.
Un accident vasculaire cérébral (AVC), également souvent encore appelé « attaque », survient lorsque la circulation sanguine vers ou dans le cerveau est interrompue par :

  • un vaisseau sanguin bouché (AVC ischémique), le plus fréquent;

  • un vaisseau sanguin rompu (AVC hémorragique), dans moins de 20% des cas.

L’AVC ischémique (ou « infarctus cérébral »)
L’artère est bouchée par :

  • une plaque riche en cholestérol (athérosclérose), on parle de thrombose cérébrale (40 à 50 % des AVC);

  • un caillot de sang, venu obstruer l’artère, il s’agit alors d’une embolie cérébrale (30 % des AVC).

L’AVC hémorragique (20 % des cas)
Il est dû le plus souvent à une rupture d’anévrisme. Les tumeurs, les crises d’hypertension et divers troubles de la coagulation peuvent eux aussi entraîner des hémorragies cérébrales.

L’Accident Ischémique Transitoire (AIT)
Lorsque l’obstruction de l’artère cérébrale se résorbe d’elle-même et ne provoque pas de séquelle, on parle d’accident ischémique transitoire. Ses symptômes sont les mêmes que l’AVC, mais ils durent de quelques secondes à quelques minutes avant le retour à la normale. L’AIT peut donc passer inaperçu et être confondu avec un simple malaise. Il signale pourtant un risque important d’AVC plus grave , c’est une urgence.

L’aphasie

 

L’aphasie est un trouble du langage peu connu. On parle d’aphasie quand un individu a perdu totalement ou partiellement la capacité de communiquer, c’est-à-dire de parler ou de comprendre ce qu’on lui dit.

Les causes de l’aphasie sont toujours liées à un dommage au cerveau dans les zones du langage généralement situées à gauche. Ce dommage résulte le plus souvent d’un accident vasculaire cérébral (AVC), d’une tumeur cérébrale ou d’un traumatisme cranio-cérébral (TCC). L’aphasie peut survenir à tout âge, tant chez les hommes que chez les femmes, et sa fréquence augmente passé la cinquantaine, comme d’ailleurs le risque de maladie vasculaire qui en est la principale cause.

L’aphasie n’est pas une maladie mentale ni une atteinte intellectuelle. Habituellement, l’aphasie résultant d’un accident vasculaire cérébral ou d’un traumatisme ne s’aggrave pas : au contraire, elle a tendance à s’atténuer avec le temps.

L’aphasie figure parmi les déficiences les plus communes, débilitantes et invisibles causées par l’AVC. Et malheureusement, elle est une quasi-inconnue.

Malheureusement, on estime que chaque année au Québec, environ 4,000 personnes deviennent aphasiques.

Formation sur l’aphasie

APIA-AVC offre une formation en ligne sur l’aphasie, développée en collaboration avec l’Université Laval, est destinée aux intervenants et bénévoles qui travaillent auprès de personnes aphasiques. L’objectif de la formation est de permettre d’approfondir les connaissances au sujet de l’aphasie et de présenter des stratégies de communication efficaces et adaptées. Cliquez sur le lien ci-dessous pour accéder à la formation.

https://www.arterequebec.com/formation-aphasie-page1

Source : RAPAQ